Retour à Pointe-Noire – Exposition IFC par Philippe Edouard.

journal de brazza comMerci à Philippe Edouard alias Squat de Lux ou Pointe Noire Channel pour ce très joli papier « électronique » paru dans Le Journal de Brazza.com

Par Philippe Edouard – 25/01/2013

À l’occasion de la sortie du dernier livre d’Alain Mabanckou «Lumières de Pointe-Noire» Caroline Blache expose jusqu’au 20 mars 2013 ses photographies à la Librairie Congo à Paris puis à l’IFC Pointe-Noire en avril 2013.

Elle était sa lectrice. Elle est devenue sa compagne. Caroline Blache ne vit pas dans l’ombre des « Lumières de Pointe Noire ». Elle a simplement choisi son propre rôle, un rôle empreint de discrétion. Lorsqu’en juin dernier et après 23 années d’absence Alain Mabanckou revient dans sa ville natale, Pointe Noire, Caroline est aux côtés de l’écrivain. Un voyage en marche arrière, chargé d’émotions ! Caroline découvre alors pour la première fois cette ville Océane qu’elle semble déjà connaître. Sur le bout de ses doigts ? Presque… Car, au-delà des livres, Alain n’a jamais eu de cesse de lui parler de son enfance. Sur le bout de ses yeux ? Un appareil photo ! « Dans mes cartons j’avais pourtant depuis plusieurs années un projet « caméra au poing » pour saisir les personnages rencontrés au fil des livres d’Alain, que ce soit « Verre Cassé » par exemple ou encore « Demain j’aurai vingt ans ». Dès notre arrivée à l’aéroport A.A. Neto, j’ai basculé pour la photographie plus que pour les 25 images/seconde, par discrétion, avecle profond désir de respecter l’univers imaginaire de l’enfance, de ne pas brutaliser son caractère précieux. Ces photographies, je les ai voulues comme les clichés d’une vielle malle d’un grenier qui n’existe pas ».

Caroline et Alain MabanckouTandis qu’elle shoote Ponton la belle, il noircit son cahier. Ici une image, ici une note griffonnée. A l’arrivée c’est un départ : « Si vous n’avez lu aucun de mes livres, commencez par « Lumières de Pointe Noire. Vous aurez la clé de lecture de tous les autres » conseille d’ailleurs Alain Mabanckou, fraichement honoré du Grand Prix de littérature Henri Gal pour l’ensemble de son oeuvre par l’Académie Française. En parallèle de « Lumières de Pointe Noire » paru en janvier aux Editions du Seuil, Caroline Blache avec l’équipe de la Librairie Congo déroule donc le temps d’une exposition la pellicule sensible d’un film sur le retour aux origines de l’enfant de la Côte Sauvage et compose une mosaïque de portraits de lieux et de personnes. Une façon d’entrer dit-elle par la Nouvelle Jérusalem des Immortelles, sans oublier de saluer la famille avant de vous engouffrer dans le Pointe Noire intime d’Alain Mabanckou, ville chaudron de ses romans.

Caroline Mabanckou

http://journaldebrazza.com/article.php?aid=2548 / ©Philippe Edouard

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